C’est avec grand plaisir que je vous accueille sur mon blog, fruit de mes passions gourmandes et de mon envie de partager mes connaissances. Je ne suis pas passée par les grandes écoles de cuisine, je n’ai suivi aucune formation. J’ai tout appris dans les livres, les blogs comme celui-ci, les conseils de proches qui se passionnent pour la gastronomie…. Non sans appréhension, j’ai osé revisiter quelques recettes classiques en m’inspirant parfois des émissions de télévision. Il y a eu de gros succès mais aussi des ratés. Beaucoup de ratés. Et c’est comme cela que j’ai développé mon envie de me surpasser pour régaler mes proches sur les plans visuel et gustatif.

Cela fait de nombreuses années que je vis dans le Poitou, une région qui, à mon sens, reste méconnue et qui est pourtant exceptionnelle. Je vais donc tour à tour vous parler de cuisine -aliments et ustensiles- et de voyage au cœur du Poitou.
Découvrez la région du Poitou
Je souhaite sincèrement que vous trouviez de précieuses informations pour vous guider dans ce blog qui marine depuis quelques temps et qui est enfin au point pour vous être servi.

Bienvenue dans ma région : le Poitou

A l’origine, le Poitou était une province englobant les départements de la Charente, de la Vendée, de la Haute-Vienne, de la Vienne ainsi que Deux-Sèvres. Le nom du Marais poitevin est d’ailleurs inspiré de ma région. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce marais n’est autre que le seconde zone humide de France si l’on se réfère à la superficie.

Plus tard, la région Poitou-Charentes a été créée en regroupant Poitou avec d’autres provinces (Aunis, Saintonge et Angoumois). Second revirement le 1er janvier 2016, lorsque Poitou-Charentes intègre la région Nouvelle-Aquitain suite à sa fusion avec le Limousin et l’Aquitaine. La gastronomie fait partie intégrante de l’identité du Poitou. Nous avons des fromages qui n’ont leurs semblables nulle part ailleurs, de quoi donner envie de préparer de bons plats maison.

Ma sélection des fromages du Poitou

Saint-Varent
Oléron
Aunis
Caillebotte
Lusignan
Trois Cornes
Mothe-Bougon
Aulnay-de-Saintonge
Civray
Rond de Lusignan
Mothe Saint-Héray
Pyramide du Poitou
Carré du Poitou
Pamproux Connaissez-vous les fromages du Poitou ?
Chef-Boutonne
Chabichou
Saint-Maixent
Ruffec
Mélusine
Bougon
Saint-Gelais
Mothais sur feuille
Parthenay
Jonchée d’Oléron
Couhé-Vérac
Sableau
Xaintray

Ces fromages sont élaborés avec du lait de vache, de chèvre ou de brebis, mixant parfois plusieurs laits. On trouve aussi bien des produits à pâte molle que des variantes à pâte dure pour satisfaire toutes les envies épicuriennes.

Zoom sur le fromage le plus cher au monde

Dites-moi, à combien vous achetez votre fromage, habituellement ? Il faut compter une moyenne de 13 à 15 € par kilo, non ? Ce n’est pas le cas du “Pule”, un fromage serbe élaboré avec du lait d’ânesse. Tenez-vous bien car le kilo peut valoir au-delà de 1 000€ ! Non, je ne me suis pas trompée dans le nombre de zéros, vous avez bien lu “mille euros”. Comment expliquer ce coût exorbitant alors qu’il s’agit “simplement” d’un fromage ? Une analyse s’impose pour comprendre ce qui fait du Pule une variété hors du commun.

Précisons avant tout que le Pule ne peut pas être fabriqué avec du lait autre que celui d’ânesse. De plus, il est extrêmement rare, même en Serbie ! Les ânesses de la réserve naturelle Zasavica sont les seules à être traitées pour la collecte du lait. Il faut compter entre 1 litre et 2 litres de lait par jour par tête, parfois moins. Mais pour obtenir 1 kg de Pule, il est impératif d’avoir un minimum de 25 litres de lait. Cette rareté fait automatiquement grimper les coûts. D’après le chef de la réserve, 1€ par gramme n’est pas suffisant. Il faudrait atteindre une moyenne de 4 000€ le kilo pour rentabiliser la production.

Le lait d’ânesse possède une qualité exceptionnelle et le Pule révèle des saveurs que l’on ne retrouve dans aucune autre sorte de fromage. Fait intéressant pour ceux qui hésiteraient à goûter ce produit rare et coûteux : il est très bon pour la santé. Sa teneur en lactose est très élevée tandis que la teneur en matières grasses se révèle faible. Comparé à d’autres laits, la teneur en vitamine C du lait d’ânesse est six fois plus importante. On dit aussi que sa qualité se rapproche du lait maternel, ce qui en fait un excellent produit pour l’être humain.

Les ustensiles de cuisine pour ces fromages

En digne inconditionnelle du fromage, je m’assure d’avoir les bons ustensiles sous la main. L’objectif est d’abord d’assurer des découpes parfaites mais aussi de garantir une présentation qui valorise le produit.
Commençons donc par le choix des couteaux à fromage. Il en existe plusieurs variétés qui s’adaptent aux spécificités de chaque fromage.

Traditionnellement, on se sert d’un couteau recourbé dont la lame est très fine et parfaitement tranchante. C’est le couteau idéal pour travailler des fromages à pâte molle dotée d’une croûte fleurie. Je vous recommande les modèles munis d’une double pointe car ils permettent de piquer le fromage avec une grande aisance avant de le servir dans les assiettes.

Lorsqu’il s’agit de découper des fromages à pâte dure, il n’y a pas mieux que les couteaux à lames larges couplées à des manches courts. Ces ustensiles s’apparentent à des hachettes et permettent de trancher les pâtes friables avec précision.

Le ciselet, vous connaissez ? C’est un couteau en forme d’amande qui me rappelle un peu l’outil de travail d’un orfèvre ou d’un menuisier. C’est l’allié parfait pour découper des fromages caractérisés par leurs pâtes extra vieilles et très dures. Si vous avez un couteau à huîtres sous la main, il peut remplacer le ciselet.

Il existe aussi des fromages friables et humides à la fois. Dans ce cas, mieux vaut avoir une lyre dans votre cuisine. La découpe s’effectue via une lame en forme de fil. Prenez garde à vos doigts car c’est un ustensile extrêmement tranchant. Grâce à la lyre, vous avez la possibilité de trancher des lamelles de fromage très fines, sans craindre de vous retrouver avec des morceaux cassants. Je suggère fortement d’utiliser cet outil avec une planche à découper ou un plateau à fromage en bois.

Comment faire pour les fromages à pâte collante ? C’est simple : optez pour un couteau à lame ajourée. La découpe sera impeccable et la pâte ne va pas s’accrocher à votre ustensile.

Certaines recettes nécessitent de râper le fromage. J’ai une nette préférence pour les râpes manuelles rotatives qui sont très faciles à prendre en main et qui présentent peu de risques que j’y laisse mes doigts. De plus, il s’agit d’ustensiles robustes qui s’adaptent à plusieurs sortes de fromages, mais pas seulement. J’ai personnellement utilisé ma râpe pour travailler du chocolat et ça a super bien fonctionné.

Parlons un peu du plateau à fromage. Les modèles en bois de hêtre massif ou d’acacia n’endommagent pas les lames des couteaux à fromage. Si vous préférez les planches à découper en plastique, sachez que le blanc est la couleur qui indique leur adéquation avec les produits laitiers. Une belle planche à découper peut très bien servir à la présentation de vos fromages.
Vous pouvez en trouver sur internet ici : https://www.kitchen.fr/

J’espère que vous avez trouvé votre bonheur à travers ces quelques lignes. Je vous donne donc rendez-vous dans mes prochains articles pour poursuivre ce voyage gourmand entamé à Poitou.